Indonésie
  

Indonésie

, le 01/08/2012

 

 

Immense terre, l'Indonésie est un véritable trait d'union entre l'Asie et l'Océanie. Tirant son nom nom des Indes et du Grecque Ineos (îles), l'Indonésie est comme un pont qui relie l'Inde et le nord de l'Asie du sud-est, jusqu'aux îles mélanésiennes du Pacifique Sud.

De par sa proximité à des terres très différentes, l'Indonésie connaît une culture particulièrement diversifiée, influencée religieusement par la proximité de l'Islam, du Bouddhisme et de l'Hindouisme, et dans la manière de vivre tant par les modes de vie asiatique que celui purement îlien du Pacifique Sud.

Il en résulte naturellement un pays à la richesse culturelle immense, mais à la pauvreté flagrante, en faisant un des pays les moins chers au Monde.

Notre périple débute à Yogiakarta, ancienne capitale de Java où le Sultan connaît encore quelques pouvoirs. La ville est entouré de plusieurs merveilles.

Tout d'abord le volcan Merepi trône fièrement en dominant la ville de toute sa masse. Particulièrement actif, il provoque l'adulation dans les croyances locales, mais la crainte également. Sa dernière éruption en 2010 a laissé un bilan tragique. Mais les Dieux sont ainsi, ils voguent entre châtiments et bienfaits, donnant l'impression aux indigènes d'avoir le droit absolu sur leur bonheur et sur leur malheur.

La ville est également à proximité de deux sites religieux d'exception, Borobudur et Prambanan.

Brobudur n'est rien de moins que le plus grand site Bouddhiste au monde. Sorte de carré de 135 mètres de côté, élevé d'une quarantaine de mètres, le monument, dont l'exacte signification échappe encore aux archéologues, est vieux de plus d'un millénaire. On regrette un peu que l'exploitation touristique vous mène directement au pied du temple, sans pouvoir bénéficier d'une vue d'ensemble. Il aurait été souhaitable qu'un chemin vous dirige lentement en direction du site, afin de pouvoir bénéficier d'un point de vue couvrant l'édifice en entier.

Borobudur


Prambanan, pour sa part, est un temple de nature Hindouiste. Morcelé par les tremblements de terre, légions dans ces terres volcaniques, le site a été reconstruit tel un puzzle par les hollandais dès leur arrivée au XIXème siècle. Le site est d'une splendeur exceptionnel, particulièrement lorsque le soleil se couche derrière les tours se dirigeant vers le ciel. Nous y rencontrons Farrid, jeune étudiant à Yogiakarta qui, pour améliorer son anglais (et une poignée de dollars, c'est de bonne guerre), vous guide à travers les différents édifices du site. Nous n'apprenons pas grand chose sur le templs, mais bien plus sur la vie d'un étudiant à Yogiakarta, ce qui en ait une rencontre fort intéressante.

Prambanan


Nous prenons ensuite la route de l'Est de Java, terre volcanique particulièrement réputée. Le Bromo, le Kawah Ijen, le Semeru, le volcanologue en herbe se délecte à satiété de ces montres de la nature, en activité.

 

Kawah Ijen dans la brûme

 

Monts Bromo et Semeru (entre autres)

 

Promenade dans le cratère...


Après un mois de voyage, nous nous octroyons une pause sur l'île de Bali. Elle est située à un jet de pierres de l'Est de Java, ce qui en fait pour nous un lieu de villégiature tout indiqué.


L'aéroport de Bali reçoit quotidiennement les flots de touristes, véritables tsunamis qui par vaguent successives immergent l'île. Tout comme le raz-de-marée, plus vous vous éloignez de la côte, moins la vague sera forte.


Le succès de l'île est parfaitement explicable. Sa splendeur était déjà connue dans la première moitié du XXème siècle, lorsque les peintres européens en mal d'inspiration venaient sur les plages de la côte sud pour trouver des paysages à la hauteur de leur talent. Par la suite, dans les années 60, le mouvement hippie et la jeunesse insouciante se rendaient à Kuta en pèlerinage, l'endroit formant avec Katmandou et Kaboul le fameux KKK (bien-pensant celui-ci), circuit idyllique loin de l'Occident que les anarchistes, chanteurs, Peace and Lovers et autre backpackers suivaient en Asie.


A compter des années 80, avec son pouvoir d'achat grandissant, la jeunesse australienne se cherchait forcément des destinations de villégiatures (pour ne pas dire autre chose) à portée de vol moyen courrier. La Nouvelle-Calédonie française était trop cher, les îlots de Mélanésie trop petits, l'Indonésie, aux portes de l'Australie, s'y prêtait à merveille.


Le Balinais y voyait tout son intérêt. Le niveau de vie particulièrement bas permettait de proposer des prix très accessibles pour les pays développés, tout en demeurant bien au dessus des moyennes nationales et d'assurer ainsi d'importantes rentres financières.


Rapidement, la beauté et l'accueil touristique complet de l'île se sont ébruités, la planète entière y vient désormais !


Heureusement, la très grande majorité des touristes demeurent dans les Resorts balnéaires à l'extrême sud de l'île, profitant de la magnifique plage de Kuta et de l'offre gargantuesque de restaurants, bars, hôtels, boîte de nuit, et j'en passe.


La ville d'Ubud, un peu plus au nord, est en quelque sorte le camp de base pour visiter l'arrière pays. Ne rêvons pas, le lieu est très touristique également. Il faut toutefois reconnaître une certaine harmonie dans l'urbanisation, en particulier, restaurants et hôtels cherchent à construire dans un mode balinais très plaisant. De plus, le touriste qui s'y rend cherche plus à visiter les beautés de l'île qu'à organiser une orgie d'une semaine.


De là, nous enfourchons notre scooter et fuyons, pour une fois dans ce voyage, le volcan qu'est Kuta et ses éruptions nocturnes, pour prendre plein nord. Peu à peu, les maisons s'éclipsent pour laisser place, enfin, aux beautés naturelles de l'île. Rizières épousant les formes des collines, végétation luxuriantes, cours d'eau, lacs, montagnes, au fur et à mesure que nous progressons, les merveilles s'ouvrent à nous et justifient finalement (en partie) l'énorme panneau posé à la sortie de l'aéroport : Bali, the most beautiful island in the world », ce dont nous commencions sérieusement à douter.

 

Poncherello et Baker

 

Une p'titee rizière pour finir...


Bali est un immense succès touristique, elle attire les festoyeurs, les randonneurs, les familles et les jeunes mariés. On a déjà l'impression que la « barque est pleine », l'aéroport est en voie de triplement, les routes sont saturées, le balinais se fait rare. Nul doute que les îles paradisiaques plus orientales, à commencer par Lombok, la voisine en voie de touristisation, vont connaître tour à tour cet essor, jusqu'aux confins de l'Indonéeie, en Papouasie Nouvelle-Guinée... Ainsi va la touristisation de la planète...

 

 

Commentaires

 Christine
C'est magnifique tout cela! Par ailleurs, si d'aventures vous aviez envie de voir des volcans en activité plus près de chez vous et des paysages également à vous couper le souffle, vous devriez penser à agender un prochain voyage sur une île plus au nord dont nous revenons... On se réjouit de vous revoir! Becs des 3
 Cathi
MAGNIFIQUE! Comment vous arriverez à revenir bosser ici après ce périple... becs



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